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Une de plus en Estonie, en Pologne, en Suède et au Danemark.

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Après l'Asie en 2010, l'Europe du nord-est en 2011. Avant de prendre l'avion pour l'Estonie, nous voilà partis pour les Pays-Bas en fourgon. Cela fait quelques années que nous tournons dans l'autre pays du fromage. Peu de festivals hollandais sortent du lot: les "animations" sont juste là pour faire vendre des saucisses. Nous avons donc rebaptisé ce festival "la fête de la SAUCISSE".

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Après deux représentations sans heurt, un démontage expédié, nous reprenons notre fourgon direction L'aéroport Paris Charles De Gaulle. Pas de salutations aux organisateurs (Ce n'est pas par manque de politesse, mais ces messieurs étaient partis bien avant nous !!!) 3_linfo.jpg

Une petite pause café de 10 minutes dans un fast food de Faches Tumesnil (commune non-bourgeoise de la banlieue lilloise), juste le temps de se faire braquer le fourgon (ET MER...!!!). Résultat : vol de matériel, caméra, appareil photo, GPS, auto-radio... Mais surtout, ce put... "bip"... de petit... "bip" d'enf..."bip" nous a piqué nos sacoches avec tous nos papiers.

Pas de papiers, pas de billets d'avion. Pas de billets d'avion, pas d'Estonie...Palpitations, envies de meurtre... on se résonne ensuite: on appelle juste les assurances, les banques, l'aéroport, les parents, les amis. Tout le monde doit être au courant du traumatisme causé par ce petit vol !

4linfo.jpgEtape suivante: le commissariat. Trois heures d'attente dans le hall, déposition devant un gendarme des plus courtois (il faut le noter car ce n'est pas si courant dans notre pays).

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Une nuit dans un hôtel minable de Lille.
A ce moment de l'histoire, nous disons au revoir à l'Estonie en nous traitant de loosers toutes les 10 secondes.

5linfo.jpg 7h30... le téléphone sonne... "Allo... Oui, je suis Guillaume Chave...d'accord... sur un Parking...Faches Tumesnil... on arrive dans cinq minutes".

Ô Miracle: deux femmes de ménage ont retrouvé dans les poubelles nos sacoches... et nos papiers ! VIVA ESTONIA !




10H: contre-déposition au commissariat de l'aéroport pour expliquer que nous ne sommes pas les voleurs des papiers présumés volés la veille...
12H: Nous voilà dans l'avion pour Tallinn. On n'y croyait plus.

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Tallinn : un accueil incroyable, un hôtel luxueux, des chambres individuelles, une vieille ville somptueuse ( ça nous change après les fâcheux événements de Fache tumesnil). Nous avons l'honneur de jouer sur la place Vabaduse Väljak (Place de la Liberté). Le dernier jour, Ingra et Alice, nos hôtesses, nous font visiter leur ville et nous racontent des histoires incroyables dont celle de cette allumette qui en coinçant l'ascenseur de l'antenne radiophonique empêcha les russes de prendre le pouvoir médiatique. Elles évoquent aussi avec beaucoup d'émotion la révolution chantante.
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Nous quittons, le coeur serré, un pays qui nous a charmés en 3 jours.


DSC08931__1_.JPG Notre périple se poursuit en Pologne, à Cracovie. Le festival est organisé par le KTO théâtre (Prononcer "KaTéO" et non pas "KaTo" !). Un gros festival avec des compagnies du monde entier ( Ukraine, Russie, Roumanie, Espagne, France...) et, dans de nombreux spectacles, des musiques et des voix françaises: Tiersen, Edith Piaf, Charles Aznavour. Le charme français agit toujours ! Quant à nous, c'est le charme espagnol de l'illustre clown Léo Bassi qui nous emporte. Nous ne vous parlerons pas de la Vodka, car nous n'en avons pas bu, du moins nous n'en avons aucun souvenir..









La tournée en Suède et au Danemark aura été l'une des plus difficiles: 28 heures de route en deux jours ! Deux représentations par jour dans une dizaine de villes ! Peu de rencontres, pas même avec les organisateurs, mais des kilomètres, des montages et démontages... Deux belles surprises cependant sur cette tournée: le sauna en Suède avec vue sur le Danemark ( Merci Nermina ), et la découverte du quartier Kristiana à Copenhague.

Et pour clôturer la saison, un festival qui nous a tous les trois emportés très loin, des gens qui nous ont accueillis comme des amis, de très beaux spectacles, un public incroyable... le festival de Moulins en Bretagne:" les Désarticulés". Un grand merci à Didier et à son équipe.

Des projets pour 2012 ? La Guyane, Copenhague, et peut-être une tournée en roulotte au Danemark....

Séoul 2010

Deuxième date en Asie, le début de la routine!!! Avion de Brest à Paris CDG, puis CDG à Incheon-Séoul. Pourquoi les aéroports sont-ils toujours à 30 bornes de la ville ? Nous survolons la déserte et gelée Mongolie avant d’apercevoir les multiples îlots bordant les rivages de la Corée du Sud. Un peu plus haut, la Corée du Nord, mais seule notre imagination a le droit de visite dans ce pays…

DSCN2537.JPG Atterrissage sans problème.

Normalement Eun Yoeb du festival VIAF doit nous accueillir.

A la douane : Passeport, durée du séjour, le pourquoi du séjour. Nous n’avons pas le contrat avec nous, et aucun numéro de téléphone d’un contact à Séoul. Pour le bureau de l’immigration, notre présence en Corée ne semble pas justifiée. Nous leur précisons que quelqu’un dans l’aéroport est en mesure de tout leur expliquer, mais ils font la sourde oreille ; ils nous prêtent tout de même un ordinateur pour rechercher un numéro de téléphone. Après quelques recherches dans une langue complètement inconnue (Nous sommes seulement un peu initiés au chinois depuis Taiwan, mais là , c’est du Coréen), nous arrivons à trouver le numéro de l’alliance française, mais personne ne peut nous aider, car tout le monde est en réunion ! nous poireautons donc une heure et demie avant de trouver un site coréen sur lequel nous arrivons à montrer une photo du spectacle. Nous avons des doutes sur le fait qu’ils nous reconnaissent car nous sommes masqués ! Mais cela semble les satisfaire et, 1h30 plus tard, ils nous laissent partir sans plus d’explication.

Eun Yeob est restée nous attendre. Elle est surprise de cet accueil à l’aéroport !(nous avons appris plus tard qu’il y a un renforcement des contrôles, peut être à cause d’une future réunion du G8, mais c’est à vérifier)

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Eun Yoeb nous annonce une mauvaise nouvelle : nous ne pourrons pas jouer la première représentation prévue. Un bateau militaire semble avoir été attaqué, et plus de 40 militaires sont morts ; le pays attend l’annonce d’un deuil national. De plus, la floraison des arbres est en retard ! Nous ne comprenons pas tout, mais nous compatissons.

Le lendemain, Eun Yoeb nous annonce que le festival est annulé. La directrice essaye de nous expliquer dans un français plutôt réduit mais charmant que le pays est en deuil, que toutes les manifestations festives sont annulées. Mais que l’équipe du festival va faire son possible pour nous faire jouer.

Elle nous propose de jouer le samedi à la suite de la conférence sur les arts de la rue faite par un français, conférence à laquelle doivent assister des étudiants, des gens du milieu des arts de la rue de Corée, un public qui pourrait s’élever approximativement à 50 personnes. Nous jouerons au final juste devant notre hôtel, sur quatre malheureuses places de parking pour ce public privé.

Après cette géniale conférence animée par Pascal LBC, une annulation de festival, et un emplacement minable, notre spectacle semble avoir perdu son éclat de joyau des premiers instants du Far de Morlaix en 2005.

Faisons nous du théâtre de rue, des arts de la rue ou du théâtre dans la rue ? fraise2.JPG

Le festival devait se dérouler dans un endroit apparemment hautement politique : autour de l’assemblée située sur une île au milieu de Séoul, île sur laquelle viennent se promener tous les badauds au moment de la floraison des arbres. Le festival VIAF profite de l’occasion pour montrer des spectacles à ces milliers de promeneurs. Nous proposons au festival de maquiller deux représentations sous forme de répétions. Cela semble marcher, mais quand arrive le repérage des lieux, cela se corse un peu. Nous devons jouer de l’autre côté de grandes barrières dans un espace en construction. La question du théâtre de rue ou dans la rue ne se pose même plus : on nous propose de faire du théâtre de Zoo ! Il ne manque plus que les cacahouètes, les enfants qui nous montrent du doigt à travers les barreaux, et les parents qui ont peur que leurs enfants se fassent mordre par les méchants artistes de rue ! C’est l’image que nous avons expliquée à notre interlocuteur. Il a souri, et a appelé son directeur (une personne dans un bureau). Ce n’était pas gagné… dix minutes de discussion avec son chef… pour, au final, nous autoriser à jouer du même côté que les spectateurs mais pas plus loin !

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C’est dans cette ambiance de non-festival que nous avons joué sans bavure. Un public de promeneurs s’arrêtant pour voir cette attraction au milieu de leur balade habituelle, une voiture électrique de la police passant au milieu des spectateurs, puis des vélos… En France, les gens auraient certainement émis un avis assez fort envers ces perturbateurs, mais à Séoul, on se tait et on sourit. Entre deux représentations de « Trois », un jongleur acrobate japonais arrive à emporter le public avec du jonglage, du feu et une ou deux acrobaties ! Incroyable ce public qui réagit à tout !

Un soir, en traversant les larges avenues de Séoul, nous nous sommes arrêtés devant des scènes de concert sur lesquelles chantaient et dansaient des adolescents en quête de reconnaissance. Cela semblait être un moment festif en marge du deuil national annoncé par la directrice du festival. Il semblerait que ces scènes soient mise à la disposition de la population par de grands magasins privés. Le festival, aidé par le gouvernement, se devait donc d’écouter les autorités supérieures qui ne voulaient pas de fête durant ces jours de deuil soi-disant national.

Qui sert les intérêts de la population ? Le privé ou le public ? et en France ?

Le jour de notre départ, les fleurs commençaient à peine à éclore avec trois semaines de retard. Le festival Viaf

allait peut être avoir lieu. Il nous restera de la Corée quelques frustrations : ne pas avoir joué sous la neige de fleurs devant un parterre de millier de Coréens durant le festival.

Et une semaine plus tard, nous voilà à Nevers sous les arbres en fleurs :quel exotisme Nevers !

Merci à Eun Yeob et Haena pour leur accueil chaleureux. Merci à Pascal pour sa conférence et ces longues conversations sur le théâtre de rue.

Et dans un mois, nous reprenons l’avion pour Singapour, l’un des quatre dragons de l’Asie. performence6.JPG

Lettre d'info du mois de mars 2010 : Taiwan!

P1010053.jpg Nous n'y croyons toujours pas ! Nous avons joué "Trois" à Kaohsuing, deuxième grande ville de Taiwan, invités par la directrice générale des affaires culturelles du comté de Kaohsuing.

Venant à peine d'atterrir à Taipei, nous avons plongé dans les méandres de l'administration taiwanaise. Quatre heures pour récupérer notre nouveau décor au fret. Nous sommes passés de bureau en bureau pour que chaque secrétaire fasse signer notre carnet ATA au chef du bureau concerné, qui lui aussi avait un chef qui avait son mot à dire… et tout ça en chinois ! Après 13 heures d'avion, le chinois c'est du... chinois,. Pas un seul mot d'anglais, mais beaucoup de sourires, ce qui arrange beaucoup de choses (L'administration française devrait faire des stages là bas).

Ensuite, cinq heures de taxi pour rejoindre le sud de l'île.

TEMPLE_BOUDDHISTE.jpg Devant notre hôtel, un traducteur nous accueille et nous conduit vers nos chambres respectives. Il nous explique en chemin que ce n'est pas un hôtel, mais un temple bouddhiste. Un temple des plus modernes, avec des écrans plasma à chaque étage pour retransmettre les cérémonies religieuses filmées au dixième étage avec plusieurs cameras et micros! Des bouddhas ventripotents partout, qui semblent être un bon présage concernant la nourriture bouddhiste, présage qui se vérifiera par la suite. Cela nous laisse une image très moderne du bouddhisme et pose une bonne couche de poussière sur le catholicisme.

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Après avoir bien dormi, bien mangé (végétarien évidemment), nous nous rendons dans un ancien centre militaire qui commence à être réaménagé pour devenir un espace culturel: le lieu du festival. Une équipe technique féminine nous accompagne pour le repérage :

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  • l'espace scénique : OK, mais pas top, nous aurions préféré jouer devant les magnifiques arbres du parc,
  • le son : OK, au top de la technologie,
  • la lumière : OK, mais nous n'en aurons pas besoin puisque qu'on joue de jour,
  • la loge : OK.



Puis arrive le check de notre fiche technique :

  • les cartons : ETRANGES ! Pour les initiés et les pros du carton, nous jouons en général avec des cartons de différentes tailles récupérés dans les magasins. Le transport et les manipulations de ces cartons usagés font qu'ils acquièrent une certaine souplesse pour faire des cascades. Ceux du festival à Taiwan : des cartons tout neufs, tous de même taille, avec une triple épaisseur !!! Guillaume, notre cascadeur professionnel, décide de faire avec, bravo champion !
  • Le sable : ETRANGE ! Dans notre spectacle, nous avons besoin d'un kilo de sable. Normalement nous jouons avec du sable blanc, très fin, de la pointe du Finistère. Mais il est interdit d'affréter du sable non traité. A Taiwan, nous proposons donc de récolter nous-même la quantité de sable nécessaire à l'occasion d'une petite promenade sur la plage, On nous répond que le sable est la propriété de l'état et qu'il est formellement interdit d'en voler sur la plage ! Nous sommes donc réduits à jouer avec le sable d'aquarium que le festival nous fournit (dommage pour notre petite tradition de répandre le sable du Finistère sur nos tournées).

Le lendemain, premier jour de jeu.

Nous montons le nouveau décor, en espérant que rien n'ait disparu durant le voyage. Nous commençons à réaliser que nous sommes à l'autre bout du monde pour présenter ce spectacle conçu au fin fond du pays Pagan ! Je dois avoué qu'une petite larme est tombée sur le sol taiwanais.

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Une traductrice vient nous présenter le déroulement de la matinée :

Vers 10h commence une parade avec tous les artistes du festival (Parade à laquelle nous échappons sans problème car nous jouons une heure plus tard, YES !). 11h, arrivée du gouverneur et de la presse, puis présentation de notre spectacle. La traductrice nous en demande la durée : « 35 minutes ». Elle nous répond que c'est trop long, qu'il faut raccourcir. Nous lui expliquons que c'est impossible. Elle nous demande de ne jouer qu'un extrait, « Ce n'est pas possible - Seulement 10 minutes - Pas possible - Seulement pour la presse et le gouverneur ; ce sont les images qui seront diffusées à la télévision. » Nous lui expliquons qu'il n'est pas possible de faire un extrait, qu'il faut voir tout le spectacle. Après une discussion acharnée, mais toujours avec le sourire, nous arrivons à une solution : nous allons parler du spectacle avec notre décor en rotation en premier plan durant 10 minutes.




La première représentation est à 15H30. Nous replaçons notre décor, et préparons tout le nécessaire. Premier problème : le sable ne s'écoule pas, il est trop grossier. ZEN, il y a certainement une solution !?! Pendant que l'équipe technique discute (toujours en chinois), nous continuons. Deuxième problème : une soudure du décor casse. ZEEEENNNN. Il faut rester ZEN. Nous jouons dans une heure, et Guillaume doit se préparer dans une demie heure. Je propose une solution à l'équipe technique : « Prenons une branche bien droite d'un des arbres du parc, et avec du fil de fer, ça tiendra », mais même la branche appartient à l'état ! L'équipe technique discute encore, et encore… Nous, nous avançons sur notre montage… Puis revient une des techniciennes, en sueur, avec un sac de sable fin qu'elle a réussi à trouver le premier jour du nouvel an chinois, (semaine durant laquelle tout est fermé !). Premier problème réglé. Mais reste cette soudure, et encore une fois, trouver un poste à souder durant le nouvel an chinois relève de l'impossible… il ne nous reste que 40 minutes… Un technicien revient avec un gros tasseau qu'il a réussi à négocier. Allez ! Au boulot ! du scotch, du fil de fer, nous redressons le décor, verdict : ça à l'air de tenir mais nous n'avons pas le temps de faire un essai….

REACTION.jpgLe spectacle commence devant près de 1500 personnes ; il y a une unité dans ce public, pas d'individualisme, tout le monde est ensemble comme connecté au même cerveau. Les premiers instants du spectacle sont ponctués de respirations communes, d'applaudissements chaleureux. Nous nous sentons portés par ce public. La représentation se passe à merveille (même avec la tension due au nouveau décor). SPECTATEUR_TROIS.jpg

En Europe, à la fin du spectacle, les gens viennent nous poser pleins de questions, mais à Taiwan, c'est 45 minutes de photographies avec la maman, le papa, le papi, la mamie, les enfants, les copines… et pas une seule question, seulement des sourires.

« Trois » semble être un spectacle vraiment international.

Au cours d'un café un peu officiel mais pas trop, Dr Lee Chien Chi, directrice générale de la culture, nous dit qu'elle est enchantée d'accueillir un spectacle occidental qui touche autant les asiatiques. Beaucoup de gens lui ont posé des questions sur notre spectacle, ont cherché des réponses. Nous lui annonçons qu'il n'y a pas une réponse mais plusieurs, et que chacun peut se faire sa propre interprétation. Elle nous parle de l'éducation des enfants à Taiwan, où l'on apprend aux élèves qu'il n'y a qu'une seule réponse à une question !

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Lettre d'info Janvier 2010

La rédaction de la lettre d'info a mis 2 ans avant de se remettre dans le "jus"... La direction nous a simplement sucré les budgets ! Alors, comment faire sans un seul denier pour faire un travail professionnel de rédaction pour cette fichue compagnie soit-disant professionnelle ?!
Nous avons passé des annonces, fait des entretiens avec les pires cas sociaux de la région (avec lesquels nous aurions pu obtenir un paquet d'aide de l'état...) et nous avons enfin trouvé!!! Yvonne ! La seule institutrice virée de l'éducation nationale et qui, grâce à ses indemnités (son parachute doré), peut consacrer du temps à cette lettre d'info que personne ne lira.
Alors, comment résumer 2 années en quelques lignes ?
A toi Yvonne...

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Lettre d’info du mois de janvier 2008

De nombreuses lettres de réclamations sont arrivées à la rédaction afin de souligner le manque de régularité de la lettre d’info. Nous nous en excusons, mais la compagnie Une de Plus subit actuellement de grands changements. Depuis la création du spectacle  « Trois », l’activité de la compagnie n’a cessé d’augmenter. Des mails élogieux nous arrivent des quatre coins de l’Europe, les CV commencent à remplir notre vide ordure, des propositions journalières de gagner 3 centimètres, des commandes multiples pour tous nos produits dérivés, …

Nous n’aurions pas pu tenir ce rythme infernal sans une nouvelle recrue dans la compagnie: et oui, une de plus, et peut-être ne sera-t-elle pas virée! Mlle Agathe Delaporte, 23 ans, officiellement célibataire, a décidé de consacrer tout son mi-temps à la compagnie et de ne pas avoir d’enfants dans les dix prochaines décennies. Nous sommes fiers d’exploiter des jeunes qui sont prêts à sacrifier leur vie privée pour le spectacle (ce n’est pas très innovant, d’autres compagnies l’ont fait avant nous)

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